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SAUVETAGE EN MER Vue sur les Phares et la Route Abri du Canot de Sauvetage et Inscription Maritime Le Bateau de Sauvetage sortant de son abri Abri du Canot de Sauvetage : Société Centrale Sauvetage Naufragés. Mise à l'eau du bateau de sauvetage

La Station de Sauvetage


C'est sur un terrain appartenant à M. Glaizot que l'abri fut construit aux frais des Ponts et Chaussées et remis à la

Station de sauvetage le 6 février 1867. En même temps une voie de lancement fut aménagée servant également aux goémoniers.

Le premier bateau de sauvetage le "Thomassin" en service de 1867 à 1901 fut suivi de la "Madeleine" (1901 - 1934) , actionné

 à la rame.


En 1926 un chasse-roues est établi sur la cale. La mise à l'eau du canot n'était pas chose facile, (la cale n'étant pas dans le

prolongement de l'abri) aussi fallait-il procéder à une rotation délicate.


La station de l'Aber-Wrac'h participa à de nombreux sauvetages de navires en difficulté sur nos côtes : bisquines, lougres,

trois-mâts, bateaux de pêche, yatchs et porta secours à des "marins" inconscients ou inexpérimentés.

Toutes ces actions lui valurent ainsi qu'à ses bénévoles de nombreux prix, diplômes et décorations. (2)

Canot de sauvetage "La Madeleine" La cale et l'Abri du bateau de Sauvetage des H. S. B. inauguré le 18 mai 1952 La cale et l'Abri du bateau de Sauvetage des H. S. B. inauguré le 18 mai 1952 L'Equipage du François Rolland Pavillon des Hospitaliers Sauveteurs Bretons -  H. S. B. Bateau de Sauvetage "François Rolland" Décoration de Marcel Calvarin, treuilliste de la station de Sauvetage Le "François Rolland" Le "François Rolland" - Baptême du bateau le 18 mai 1952 Le "François Rolland" Le Capitaine de Corvette Cogniet

On ne fera jamais assez l’éloge de ces courageux marins

risquant leur vie pour en sauver d’autres.

Le souvenir de la catastrophe survenue le 7 août 1986

restera dans toutes les mémoires. Tout un équipage a péri à

cette date sur les rochers de Kerguen à l’entrée de

l’Aber-Wrac’h avec son canot tout

temps « Capitaine de Corvette Cogniet ».

Ils étaient partis à cinq pour aller porter secours à un bateau de plaisance, le « Loch-o-Motiv » de Morlaix..

Ordre National de la Légion d'Honneur Le "Capitaine de Corvette Cogniet" sur les roches de Kerguen après son naufrage le 7 août 1986 Le "Capitaine de Corvette Cogniet" sur les roches de Kerguen après son naufrage le 7 août 1986

L’établissements des stations de sauvetage bretonnes


Il faudra une quinzaine d’années pour que le littoral breton soit enfin doté, dans ses parages les plus dangereux, de station de

sauvetage.


En - 1865  Station d’Audierne et de Saint-Malo

En - 1866  Lampaul, Ouessant, Molène, Roscoff, Ile de Sein, Groix


On voit apparaître les canots 10 avirons, à redressement instantané.


En - 1867  Parmi les 16 stations françaises créées cette années, figurent pour la Bretagne les stations d’Etel,

       de L’Aber-Wrac’h, du Conquet, de Perros-Guirec.


En - 1868  Portsall, Kerity, Pemmarc’h.

En - 1869 Ile de Bréhat

En - 1870  Quiberon

En - 1873 Locmaria (Morbihan)

En - 1875  Douarnenez, La Turballe

En - 1878 et 1879 Dinard, Le Pouliguen, Stiff (Ouessant)

En - 1881 et 1882  Saint-Nicolas des Glénans, Le Palais (Belle-île)

En - 1889  Saint-Guénolé-Penmarch

En - 1894  Ile de Batz

En - 1895  Argenton

En - 1897  Pors-Even et Penfret (Glénan)

En - 1900 Ile Tudy et Le Guilvinec

En - 1903  Erquy


En 1967, avant de fusionner avec les Hospitaliers Sauveteurs Bretons, pour former l’actuelle Société nationale de Sauvetage en Mer

(SNSM), la Société centrale des naufragés possédait 58 canots à moteur, insbmersibles et inchavirables dits “tous temps”

prêts à intervenir sur toutes les côtes françaises y compris la Corse.


En cent ans, la vieille Société centrale et ses courageux canotiers vinrent en aide à plus de 3 500 navires et sauvèrent plus de

26 000 vies humaines. (5)

La société des Hospitaliers Sauveteurs Bretons ( H S B )


La société Les Hospitaliers Sauveteurs Bretons vit le jour en 1873.


Les HSB doivent leur création à l’initiative d’un avocat général de la cour de Rennes : M. Nadault de Buffon. A l’origine, c’était un

organisation de bienfaisance, de moralisation,  d’encouragement au bien. Elle visait à venir en aide aux familles des suveteurs décédés.


Les successeurs de Nadault de Buffon en feront, de 1889 à 1940, une société de sauvetage aux moyens importants. D’abord

implantée en Bretagne, elle essaima sur tout le littoral de France et de nos départements d’outre-mer. Elle oeuvrera

efficacement pour développer le secourisme maritime et assurer la sécurité sur les côtes et les plages françaises.


A l’issue de la dernière guerre, les HSB se retrouveront complètement ruinés. Les disciples de Nadault de Buffon se remettront

courageusement à l’oeuvre de 1944 à 1958, à telle enseigne que, lors de la fusion des deux sociétés de sauvetage existantes,

en 1967, la société disposait de :


6 grands canots “tout temps”

80 vedettes rapides et embarcation côtières,

220 canots pneumatiques propulsés par moteurs hors-bord.


L’inlassable dévouement, le travail acharné d’un groupe de collaborateurs bénévoles avaient porté les HSB au rang d’une des plus

importantes et des plus modernes organisations de sauvetage mondiales. (5)

Histoire des sociétés de sauvetage en France


De tous les temps, il s’est trouvé de ces êtres généreux, prêts à sacrifier leur propre vie pour sauver celle de leurs semblables, mais il est nécessaire de les grouper et aussi de

mettre à leur disposition des moyens appropriés à leur valeureuse mission.


Jusqu’en 1865, ces moyens restèrent bien modestes et fort dispersés. C’est ainsi qu’il y plus d’un siècle n’éxistait sur le litoral français que 7 canots de sauvetage à l’aviron.

Par surcroît, ces 7 canots appartenaient à 7 sociétés différentes dont la plus ancienne, née à Boulogne-sur-Mer en 1821, avait pour nom Société humaine des naufragés. Il revint à un

peintre de Marine, M. Gudin, de suggérer la création d’une société unique qui grouperait en une seule société nationale toutes celles déjà existantes. Ainsi, toutes les bonnes volontés

disséminées oeuvreraient ensemble au service de la nouvelle société qui doterait les côtes françaises de stations spécialisées dans le sauvetage des vies humaines.


Il fallut attendre encore sept ans avant que soit prise en considération la suggestion de M. Gudin. Ce n’est qu’en 1851 qu’une’ commission présidée par l’ingénieur général des

Ponts et Chaussées fut chargée de jeter les premières bases de l’établissement d’un système de sauvetage maritime.


De ces travaux il ressortit finalement que la “meilleure solution serait de confier la création et la direction de sauvetage à l’initiative d’une ociété privée à laquelle le concours de

l’Administration serait acquis”.


12 février 1865, date de la création officielle de la Société centrale des naufragés dont firent partie nos canots Thomassin et Madeleine.


C’est à l’amiral de France Rigault de Genouilly qu’échut l’honneur de présider cette nouvelle société. Natif de Rochefort, il était ancien élève de l’Ecole polytechnique. Promu

contre-admiral en 1864, Rigault de Genouilly fut ministre de la Marine en 1867 jusqu’en 1870. Il mourut à Paris le 4 mai 1873 et repose au cimetière de Rochefort. (5)


La station de sauvetage de l’Aber-Wrac’h


“Cette station fondée dès l’origine de la Société centrale des naufragés présentait alors un grand intérêt en raison du mouvement très actif du petit cabotage auquel L’Aber-Wrac’h offrait

un abri de tout premier ordre. Aujourd’hui, le port a perdu toute animation et le canot de sauvetage a une très longue étape à parcourir avant d’être dans les parages où les sinistres peuvent

se produire. Aussi, faudrait-il à L’Aber-Wrac’h un canot à moteur ou tout au moins un canot de type de celui de Ploumanac’h capable de gagner dans le vent sans excès de fatigue

pour l’équipage.


En outre, notre installation gagnerait à être transportée sur un point moins enfoncé de la baie.


La maison abri, construite aux frais des Ponts et Chaussées en 1866, nous a été remise le 6 février 1867. Le terrain appartient à M. Glaizot qui nous le loue moyennant 5 F par an. Le dernier

bail conclu pour une durée de 18 ans court du 1er janvier 1910. Cette maison orientée parallèlement au rivage est située au bord de la mer, à quelques mètres de l’usine de soude Glaizot. En

même temps qu’elle, une voie de lancement, ou plutôt un empierrement, a été aménagée à proximité par les Ponts et Chaussées. Elle n’est utilisable qu’à haute mer. Dans les autres cas, il faut

conduire canot et chariot jusqu’à la grande cale, au môle débarcadère.


La traction par chevaux n’est pas à envisager, la configuration de la côte s’y oppose.


En 1867, peu après l’achèvement de la Société centrale de sauvetage, L’Aber-Wrac’h héritait du canot Thomassin à 10 avirons, l’un des premiers, car, à l’inventaire, il porte le numéro 7.

C’était une grande barque de 9,78 m de long, 2,24 m de large, et d’un tirant d’eau de 0,38 m avec armement et équipage. Il pesait 2,165 t.


Les essais eurent lieu le 29 novembre 1866. On fit volontairement chavirer l’embarcation qui se redressa en 5 secondes et se vida en 30 secondes. Le vieux Thomassin séjourna trente-trois

ans à L’Aber-Wrac’h, de 1867 à 1900, après quoi, on le dirigea le 27 février 1901 sur Ouistreham où il servit encore sous le même nom, témoignant ainsi de l’excellence de sa construction.


Le XXéme siécle est pour la station un siècle de renouvellement. Un legs de Mme Duruy permit le remplacement du Thomassin par un nouveau canot installé dans l’abri après ses essais le

15 février 1901 et que sa marraine baptisa la Madeleine. C’était un robuste canot en bois construit par les chantiers Normand, commandé le 28 février 1866, long de 9,78, large de 2,24 m

comportant dix avirons, capable de se redresser en six secondes après retournement, doté de caisson en cuivre. Il naviguait à la voile : un taille-vent, ume misaine et une trinquette.

La Madeleine, patron Guillaume Perhirin, désaffectée, fut vendue à un particulier qui souhaita en faire un bateau de plaisance. Il était nécessaire de retrouver un nouveau canot pour

remplacer “ce rafiot qui avait rendu de précieux services”.  Monté par une équipe de gars courageux, il affronta à maintes reprises la barre dangereuse de l’Aber pour

se porter au-devant des bateaux en difficulté. L’équipage de Perhirin n’hésitait pas à “tirer sur le bois mort” ou bien hissait les mouchoirs de poche de la Madeleine, laquelle marchait

fort bien à la voile, d’ailleurs.


Par un après-midi d’avril 1952, vers 13 heures, le nouveau bateau de sauvetage de L’Aber-Wrac’h, oeuvre des chantiers Le Mestre de Fécamp, mouillait pour la première fois dans les eaux

de son port d’attache après escales à Cherbourg et Guernesey. Le capitaine de la marine marchande Plessis en avait assumé le commandement, accompagné de M. Jan, inspecteur des

Hospitaliers Sauveteurs Bretons, de M. Ridel, futur mécanicien du Commandant Yvon, bateau frère du nôtre destiné à Granville et de matelots de L’Aber-Wrac’h dont Ernest Mériadec,

radio, Etienne Balcon, Jean Floc’h et Guillaume Perhirin.


Le voyage s’était effectué dans des conditions de navigation difficiles et l’équipage avait pu apprécier la tenue à la mer du nouveau canot.


Station de sauvetage depuis 1867, L’Aber-Wrac’h voyait enfin se réaliser après tant d’années son rêve le plus cher : disposer de cet outil efficace, un bateau à moteur. Il perpétuait le nom

d’un enfant du pays François Rolland, lui-même ancien canotier, héros des deux guerres, qui trouva le 6 août 1944 une mort glorieuse en se lançant à l’assaut du blockhaus allemand de

Kerbabu en Lannilis.


A sa veuve qu’accompagnait son fils Hervé revint l’honneur de briser sur l’étrave de la nouvelle unité la traditionnelle bouteille de champagne.


Et les vieux, les anciens, ceux qui avaient jadis armé l’ancien canot à rames, admiraient en connaisseurs cette splendide barque, ce <<tossemer>> de 18 tonneaux, de 14,40 mètres de long,

que deux diesels de 55 Chevaux propulsaient à 9 noeuds avec un rayon d’action de 200 milles. Il pouvait foncer dans les mers les plus dures, conservant grâce à la radio le contact avec

la terre et les autres navires et disposait, pour le plus grand confort des naufragés transportés, d’un poste bien clos où il était possible de leur prodiguer les premiers soins à l’abri des

embruns et du froid.


Perdus dans la foule accourue de partout, ils se revoyaient à leur poste du vieux canot à rames, théâtre de leurs fatigues, de leurs souffrances, de tant de victoires exaltantes comme aussi

souvent, d’efforts inutiles et d’espoir déçus. Parmi eux Guillaume Perhirin, futur responsible de la nouvelle unité, comparait sa vieille Madeleine à rames, à ce moderne <<tous temps>>  

en l’honneur duquel Le Télégramme de Brest titrait le lendemain, en toute modestie bien entendu : <<Le canot de sauvetage François Rolland, l’un des plus beaux du monde, est arrivé hier

après-midi dans les eaux de L’Aber-Wrac’h.>>.


Le 12 mai 1950, la station de sauvetage (HSB) avait déposé un permis de construire un nouvel abri..


En 1951, l’ancien abri fut remis aux Ponts et Chaussées du Finistère. Il sera ultérieurement utilisé par l’Ecole d’apprentissage maritime, puis acheté par M. Louis Kérourédan et cédé à

Mlle Léon, céramiste, enfin restaurant de M. Corre en 1969 avant d’être déssaffecté, actuellement restaurant.(5)

Le Capitaine de Corvette Cogniet


L’amiral Amman a remis à la station de L’Aber-Wrac’h un nouveau canot de sauvetage. Le François Rolland qui s’illustra dans les parages de L’Aber-Wrac’h ne volera plus sur nos côtes

au secours des bateaux en difficulté : il a été vendu aux Anglais. Son successeur est arrivé et l’amiral Amman, président directeur général de la Société national de sauvetage en

mer, l’a remis officiellement au président de la section locale M. Joseph Oulhen, en présence de l’équipage et de nombreuses personnalités de la région qu’à saluées, dans l’abri du

canot, l’administrateur général des affaires maritimes (E R) Georgelin, délégué départemental SNSM.


Il se nomme Capitaine de Corvette Cognier et gardera son nom, il arrive de Port-Blanc à l’embouchure de la Gironde. Il est âgé de 16 ans mais il vient d’être refondu à Cherbourg

(coût 12 millions). D’allure, il n’est pas sans rappeler le François Rolland.


Ce nouveau canot avait été construit par les chantiers  Lemaître de Fécamp (longueur : 14,35, largeur : 4,28, poids : 26 t, tirant d’eau : 1,32 m, puissance 140 CV) (5)

Le Capitaine de Corvette Cogniet

Thomassin : 10 avirons, Longueur 9,78 m, largeur 2,24 m, tirant d’eau 48 cm en charge, 2,1 tonnes. Bateau auto-redressable et auto videur. 5 secondes pour le redressage et 30 secondes pour le vidage.


Madeleine : canot à  rames mais aussi à voiles : un taille-vent, une misaine et une

trinquette. Ce gréement (voile au tiers sans bôme) obligeait à amener la voilure à chaque virement de bord, pour faire passer la vergue de l’autre côté du mat, opération longue et périlleuse en cas de mauvais temps.. Canot auto-redressable

et auto-videur, comme son prédécesseur, redressage en 6 secondes et vidage en

14 secondes. A noter que ces performances n’empêchaient pas les canotiers d’être précipités à la mer en cas de chavirage. (Accident du 13 mai 1925, mort de 15 canotiers de Penmarch et de Saint-Pierre).


La plupart des canots de sauvetage ont disparu pendant la guerre et la Société des Hospitaliers Sauveteurs Bretons doit reconstituer sa flotte. En ce qui concerne le « Madeleine », il s’est trouvé bloqué dans son abri pendant toute la durée de la guerre par suite de la construction d’un mur par les Allemands.


SNS 065  "Jean Cam"  Molène. SNS 064 "Présidents Oulhen" l'Aber-Wrac'h dans le port à l'Aber-Wrac'h Ambroise Guellec, secrétaire d'Etat à la mer, en visite à l'Aber-Wrac'h après le naufrage du Capitaine de Corvette Cogniet 26 janvier 1983 Rapport de sauvetage du 11 août 1986 Marquise des Anges Présidents Oulhen